Carnet de voyage « Le canard kenyan »

Cybers récits illustrés d’un volontariat au Kenya.

L’année de mes vingt ans, je suis partie six mois en volontariat dans la campagne Kenyane, en tant qu’enseignante en primaire et secondaire. De ce choc culturel, il en est ressorti ce projet d’une centaine de pages : L’alliance d’aquarelles, façon carnet de voyage à l’ancienne, noyé dans un brin de bd et le tout saupoudré de récits épistolaires « new generation », par mails. 
 
Projet en quête d’un éditeur amateur de livres qui plongent tête la première dans des stéréotypes de genres, pour finalement mieux s’en départir.
COUV
 » (…) Il faut absolument que je vous parle de quelque chose de très important, et c’est peut être le point phare de mon mail. Non, je ne vous parlerai pas de mon k-way poncho jaune Walt Disney, initialement destiné à la déchèterie, il reste sagement au placard pour le moment. Les pluies diluviennes ont finalement cessé. Non, je vous parlerai plutôt d’un canard dans la ferme où je vis, que j’appelle désormais «Wicky Ducky». Non non non, au Kenya, on n’élève pas des girafes et des lions dans les fermes. Je sais, ça peut paraître absurde, alors que je vis en Afrique, où sévissent la corruption, le sida, la faim, les guerres civiles, le paludisme et j’en passe, ce qui m’effraie le plus, c’est un canard maléfique de 30 cm de haut.  Il est noir et blanc avec un bec boutonneux rouge, il se balade toujours avec son petit dans les pattes qui est jaune et noir et à chaque fois que je passe à côté de lui, il m’attaque violemment les jambes avec son bec. Je ne sais pas pourquoi. Peut être il est raciste. Peut être qu’il (elle?) a peur que j’attaque son bébé. Anyway, à chaque fois que je passe dans le jardin, je le traverse désormais en courant, en faisant attention à ce que mes pas touchent le moins possible le sol. Je vous laisse imaginer le tableau quand je dois aller aux toilettes au fond des champs, dans la nuit, avec ma lampe de poche… Et la dernière fois… Stupeur ! Je rentre dans ma chambre, et j’entends une respiration étouffée en dessous de mon lit. Très intriguée, j’y jette un coup d’oeil furtif et quelque peu inquiet, et devinez quoi ! C’était lui ! Wicky Ducky avec son bébé dans les pattes ! Je n’ai pu contenir un cri de frayeur et Yunuke, morte de rire, est venue me sauver des pattes du diable avec un balai. Vous avez désormais la confirmation qu’ici, je vis constamment dans le danger. »
CLASSECABANE-MAïSENFANTSISABELAHOMMESTUKTUKHAIRSTYLETRANSPORTS

 
 

 

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